« You Don’t Nomi »
(création en cours)

2013 a marqué le 30ème anniversaire de la disparition d’un des artistes emblématiques de la fin des années 70 : Klaus Nomi. Fiction biographique en chansons écrite pour le théâtre, YOU DON’T NOMI se penche sur le personnage et le répertoire de cet artiste inclassable : figure emblématique de la scène New Wave, Nomi était à lui seul un mélange des genres improbable, confondant allègrement arias baroques et standards rocks des sixties, naviguant entre une voix de baryton-basse et une tessiture de contre-ténor.


Loin de prétendre offrir une biographie péremptoire et exhaustive de la vie de Nomi, la pièce suit Denis, quinqua sémillant, alors qu’il s’apprête à emménager avec son compagnon Simon. Lorsqu’un vieux carton rempli de souvenirs fait resurgir tout un pan de la mémoire de Denis et ravive l’image de Nomi, l’euphorie du déménagement cède peu à peu la place à la nostalgie et aux doutes.

En explorant les reliques de sa jeunesse, Denis revit un à un les moments marquants de la relation qui l’a uni trente ans plus tôt à l’artiste montant de la scène underground new-yorkaise.
Confronté à la dure réalité d’un passé qu’il pensait enterré, Denis sombrera peu à peu dans une confusion extra-ordinaire où se confondent Klaus et Simon, amour et amitié, passé et présent. En dépit des années qui se sont écoulées, la redécouverte de ses sentiments les mieux enfouis ne pourra rester sans conséquence sur sa vie ni son couple.

Les mystères qui entourent la jeunesse de Denis s’éclairciront progressivement, comme un amnésique retrouve peu à peu la mémoire et les réponses à ses questions : qui se cache réellement derrière le maquillage théâtrale de Klaus ? Comment ce qui a uni Denis et Nomi a-t-il réussi à les séparer ? Comment réagir lorsque le spectre d’une épidémie ravageuse plane sur ses pairs ? Quel est ce secret que Simon n’arrive pas à confier à Denis ? Et pourquoi Klaus et Simon se ressemblent tant ?


GENÈSE

à l’origine du projet, il y a bien sûr Klaus Nomi, artiste New Wave, culte auprès de certains cercles, méconnu par les autres, et dont l’influence se fait ressentir aujourd’hui plus que jamais dans les milieux artistiques. Il y a ensuite la fascination pour cet allumé disparu seulement quelques mois après ma naissance, et son œuvre, qui a bercé mon enfance et a depuis été le carburant inépuisable de mon imagination.

En dépit de son talent et de son influence, Nomi reste de nos jours méconnu du public : les plus de trente ans l’ont pour la plupart oublié, et les gens de ma génération (ainsi que les plus jeunes) ignorent jusqu’à son existence.
C’est pour réparer cette injustice et lui rendre hommage que l’envie de raconter Nomi a surgi en moi il y a quelques années, donnant naissance à cette pièce qui, je l’espère, le fera (re)découvrir au public d’aujourd’hui.

SYNOPSIS

Loin de prétendre offrir une biographie péremptoire et exhaustive de la vie de Nomi, la pièce suit Denis, quinqua sémillant, alors qu’il s’apprête à emménager avec son compagnon Simon. Lorsqu’un vieux carton rempli de souvenirs fait resurgir tout un pan de la mémoire de Denis et ravive l’image de Nomi, l’euphorie du déménagement cède peu à peu la place à la nostalgie et aux doutes.

En explorant les reliques de sa jeunesse, Denis revit un à un les moments marquants de la relation qui l’a uni trente ans plus tôt à l’artiste montant de la scène underground new-yorkaise.
Confronté à la dure réalité d’un passé qu’il pensait enterré, Denis sombrera peu à peu dans une confusion extra-ordinaire où se confondent Klaus et Simon, amour et amitié, passé et présent. En dépit des années qui se sont écoulées, la redécouverte de ses sentiments les mieux enfouis ne pourra rester sans conséquence sur sa vie ni son couple.

Les mystères qui entourent la jeunesse de Denis s’éclairciront progressivement, comme un amnésique retrouve peu à peu la mémoire et les réponses à ses questions : qui se cache réellement derrière le maquillage théâtrale de Klaus ? Comment ce qui a uni Denis et Nomi a-t-il réussi à les séparer ? Comment réagir lorsque le spectre d’une épidémie ravageuse plane sur ses pairs ? Quel est ce secret que Simon n’arrive pas à confier à Denis ? Et pourquoi Klaus et Simon se ressemblent tant ?

DO YOU KNOW KLAUS NOMI ?

Klaus Sperber de son vrai nom, cet Allemand immigré à New-York et découvert par David Bowie s’était créé un personnage surnaturel. Il a connu un succès fulgurant avant de disparaître au faîte de sa gloire, foudroyé par une maladie qu’on découvrait à peine : le SIDA.

Ni récital opéra-rock, ni tout à fait comédie musicale juke-box, You Don’t Nomi est né de la volonté d’écrire avant tout une pièce de théâtre dans laquelle les chansons de l’artiste s’intègreraient à la narration et soutiendraient la progression de l’intrigue.

Pour rendre justice à cette créature hors-norme, mais également montrer l’homme qui se dissimulait derrière le costume d’extraterrestre de space opéra, et le processus créatif qui a mené à la naissance d’un tel phénomène, Baptiste Delval a souhaité mêler des éléments biographiques avérés à des scènes de pures fictions : l’exubérance et la magie du personnage de Klaus Nomi imprègnent la pièce qui, ancrée dans une forme théâtrale authentique, se teinte d’accents fantastiques.

En explorant cette voie, l’auteur s’est affranchi de tout schéma narratif traditionnel pour jouer sur les notions de confusion de temps, d’espace, et enfin d’identité (un thème qui lui est cher).

NOTE D’INTENTION

“Il y a dans YOU DON’T NOMI toutes mes obsessions de metteur en scène : quête d’identité et affirmation de soi, le questionnement universel du « se connaître soi-même et se reconnaître dans le regard de l’autre ».
La force du texte de Baptiste Delval est de ne pas faire ici une simple biographie, mais de proposer une vraie fiction, de mettre en parallèle l’histoire de ses personnages, de les relier, de les confondre, de trouver, pour chacun et à travers chacun les réponses à leurs erreurs, et de leur permettre petit à petit de tomber les masques, de s’affirmer, de trouver leur propre vérité.

Comme pour Denis, Nomi doit apparaître au spectateur comme dans un rêve, ainsi que sa mémoire l’a conservé depuis 30 ans, magique et unique : costumes étranges, chorégraphies symétriques et maquillage étonnant… Puis petit à petit, la légèreté du début doit faire place au trouble, le maquillage doit se fissurer, le décor se décaler , réalité et folie s’entremêler, le lien entre Simon et Nomi devenir une évidence.

Alors le spectateur se retrouvera dans les fêlures, les fragilités, la quête incessante des personnages pour le bonheur. Denis sera enfin prêt à se détacher et à s’affirmer, Simon à accepter vraiment le regard de l’autre. Nomi, lui, sera enfin reconnu, au delà de son Image, comme un artiste humain et précurseur.”

Nicolas Guilleminot, metteur en scène

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